Psaumes des planètes Eureka Seven 交響詩篇 エウレカセブン 2005

eu7aUne séduisante petite série dans le genre Meccha, surfant, c’est le cas de le dire , sur la vague poético-amoureuse. En effet la série puise son thème Meccha dans l’univers des skateboards, surfers et autre planches s’exonérant peu à peu du plancher des vaches pour prendre de l’altitude.
Sur le fond l’histoire est classique : la révolte contre l’autorité sur fond de mystères extra-terrestres mais l’intention va bien au-delà …

Multigenre mais pas fourre-tout, on y retrouve une grande partie des ingrédients qui ont fait les meilleurs Anime des années post Evangelion . Mais ces éléments réunis dans un même Anime ne se suffisent pas à eux seuls, il faut le bon liant, comme dans une bonne mayonnaise . Le début tend donc à avoir de la difficulté à prendre, il faudra attendre bien plus loin qu’à la mi-série avant de commencer à en voir le résultat . Et bien plus encore avant d’en savourer un peu plus.

Comme souvent les errements plus ou moins inutiles ralentissent  l’intrigue . La majeur partie de l’Anime se voit sous l’angle du jeune héros, immature et inculte dont l’imprévisibilité ne facilite pas la construction d’une intrigue compliquée et sans faille . Il est vrai que dans tout Anime qui se respecte, l’age du public est pré-determiné ainsi s’en suivent les codes correspondant .

En l’occurence on est dans du Shonen, année 2000, encore un peu cucul la praline (avis d’un vieux crouton). Donc vu par un vieux briscard, ce n’est pas toujours du meilleur goût.

Ceci dit, cette série a le mérite de nous concocter du Meccha science-fictionnel d’un bon niveau de divertissement. Eureka Seven aurait pu être un Grand Anime (plus mature), mais cela n’a peut être pas été voulu, car le public aurait été plus restreint. Vraiment?

C’est le retour du Meccha dans toutes ses formes: transforme(u)r, véhicule, vaisseau, robot, mobile suit … Eureka Seven réunit toutes les différentes facettes des robots figurant dans les Anime.

eu7dLe personnage principal joue très bien: c ‘est un peu anachronique de décrire ainsi un personnage en 2D, mais les créateurs lui ont insufflé une réelle présence à l’écran, ce qui rattrape heureusement un scénario un peu déjà vu. Il joue son rôle de gamin immature ignorant totalement les sentiments des adultes et la violence de ce monde. Et se retrouve dans une drôle d’équipe  ou chaque personnage a également son propre vécu. Une composition de protagonistes un peu déjà vue mais qui fonctionne bien avec la panoplie de personnages et de caractères que l’on retrouve dans de nombreux Anime.

L’ histoire se tient bien de plusieurs point de vue chronologique, on peut juste regretter un rythme un peu lent dans les révélations car le suspense est plus rallongé (artificiellement) que soutenu, afin de faire durer la série sur 50 épisodes… oui c’est long quelque fois!

Mais alors ? On reste un peu sur sa faim! Mais cet Anime est Cool ! Cool comme le surf, un mélange de One piece pour l’aventure, de Gundam pour l’ambiance Meccha bon enfant, une touche de fantastique et un glissement vers un monde métaphysique à la Evangelion … et la musique surfing good wave , Brice de Nice and co. Allez mon frère vient goûter à la vague …  Meccha et zenitude ne nous laissons pas endormir en cours de route par l’ambiance peu à peu nonchalante qui s’introduit sans crier gare …

Heureusement de nombreuses scènes de combat de Meccha pour les fan viennent ponctuer ici et là la monotonie qui s’installe.

Le mystère plane et continue de s’épaissir sans se dévoiler. Le gosse est à la limite de nous énerver, mais il joue (oui!) tellement bien que l’on y croit. On est d’ailleurs complètement subjugué par l’immaturité de ce gamin naïf. Pour une fois les limites entre le monde des enfants et des adultes semblent assez bien marquées . Dans le monde de l’Anime, les apparences étant souvent trompeuses.

Le scénario semble vouloir s’adapter au caractère des protagonistes.
L’intrigue se noue dans de petites histoires localisées puis se déroule dans une espèce de road movie où Renton, le personnage principale rencontre différentes personnes. Une intrigue à tiroirs ou l’on en apprend un peu plus sur les relations entre chaque personnage. En avançant un peu plus dans le récit, on finit par vivre une tragédie grecque sur fond de mystères . Eh oui,  ça chiale tout le temps !

L’histoire est malgré tout très sérieuse avec ses références à la vraie vie, dont le thème de maternité omniprésent, auquel on pourrait ne pas prêter trop attention. Mais là est peut-être le flirt avec la dimension extra-shonen. Des références rarement évoquées dans le genre shonen ou l’amour est à peine suggéré. Peut-être un tournant de l’après 2000, tout comme une vision écologique du monde futur associé à l’amour (ce grand inconnu) avec un grand A .  Presque du Miyazaki, dans l’approche des relations humaines (sans aller dans trop de comparatif), peut-être tout simplement une inspiration d’apprentis.

On a droit, (enfin!) à une finale en apothéose ou le suspense est maintenu jusqu’à la dernière minute sans nous laisser une seule fois la possibilité d’entrevoir le dénouement, nous réservant toujours une dernière surprise jusqu’au bout .

Dommage que ce soit trop shonen mais une belle prestation quand même. Dommage car au delà de cette limite les auteurs voulaient sûrement nous faire prendre conscience de la beauté du monde, de l’importance de la préservation de l’environnement et surtout de  l’Amour dans toutes ses formes de difficultés rencontrées par chaque génération. Etait-ce donc une ode à l’Amour Mecchanique ?

Un Anime à retenir sans aucun doute dans sa shortlist des décennies passées .

Ps: Il y a eu une suite en 2012 « Eureka Seven AO », un prequel (!?), où Ao (le héros) est le fils de Renton, le frère de Amber et devinez qui est la maman … Quoi ? vous avez du mal à suivre?

et … voici L’umeboshi sur le okashi ( la cerise sur le gateux  ;)

Sortie de « Eureka Seven: Hi-Evolution » film REBOOT en 3 morceaux. Part 1 : 16.09.2017 et 4DX / MX4D dès le 28.10 2017 au Japon.

 

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Prison School 監獄学園 2015

Pour ceux qui me suivent , ou dirais-je, me … suivaient. Une interruption involontaire de liberté suite à une mise à niveau dans un établissement scolaire (pour Oyaji) m’a forcé à ajourner la poursuite de ce blog. Enfin libéré voici une nouvelle critique … qui est un peu mon histoire.

Qui l’eût crut ! ?

prisEt c’est donc reparti … pour Prison School, un Anime peu attrayant par son synopsis incompréhensible, mais quand même intriguant. Au premier abord on part sur un genre un peu trash, le fan service très poussé et le ecchi semble trivial sans avoir même vu une seule image.

Seinen, très marqué, dés le générique avec une musique très rock , bien loin de l’Anisong aux rythmes apaisant et réconfortant aux oreilles d’un Anime otaku . Et tout à l’opposé l’Ed de fin plutôt proche du comique aux paroles franchement sans ambiguïté.

Les images du générique sont également dans le genre clip video très crues et dynamiques.

Le trait de dessin est franchement Seinen , les expressions et les angles de caméra variés se situant souvent en dessous de la ceinture.

Cela ne se fit pas attendre : plus que du fan service, on est dans le ecchi flagrant, une vrai déclaration de guerre ! Oui ! presque du hentai :)–
pris3Mais c’est quoi ces premières images? du SM !! oui! c’est clairement l’ambiance. Clichés classique du trash sm, mais trop classique et policé on restera donc à la limite du H ( comme H (ecchi en anglais) et comme Hentai )

Soit dit en passant à mon époque « H » soit « ecchi » englobait une bonne partie de la perversion. Hentai était rarement employé et décrivait quelque chose de particulièrement pervers et transgressant les règles les plus extrêmes…

Quand à l’histoire ? Du school life mais un peu particulier . Un internat de filles , 5 garçons admis et les problèmes qui s’en découlent … j’en vois certain déjà sourire … et d’autres qui bavent déjà .

Qui dit problème, dit coupable, dit punition;
Et comme punition La Prison (Quoi une prison dans la cour ??!! wtf !) située au milieu de l’école avec tous les sévices trash que je vous laisse imaginer et même à découvrir par vous même. Et qui dit prison dit tenter de s’en échapper…

Là,  est le scénario somme toute classique du pénitencier d’ou veux s’échapper le prisonnier.

Malgré tout cela on reste quand même dans le ton de la comédie (violente) et les dialogues comportent de plus en plus de sous-entendu avec un ton tendancieux inspiré de rumeurs de pénitencier. Qui aime bien châtie bien.

pris2Fou rires violent dans l’épisode 3! J’ai bien failli m’étouffer ! On finit par oublier presque le côté school life pour se concentrer sur l’univers concentrationnel et la psychologie des personnages qui est malgré tout développée avec finesse . Les éléments s’enchainent et se combinent donnant à cet étalage primaire de sm une consistance pour aboutir peu à peu à un semblant de scénario acceptable par un adulte, un peu Otaku quand même.

A explorer tel le côté obscur de l’Anime. Une ambiance , une histoire et des scènes indescriptibles (même ici)  que je vous laisse apprécier à votre façon.

Carré blanc! même carrément rouge

Ps: Existe aussi en live … mais décevant

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Tensai bakabon 天才バカボン 1971

bakabonDepuis 45 ans et toujours dans l’air du temps! Pour preuve la vidéo de l’article précédent (NHK UTAGASSEN ANIME KOHAKU 2015) se termine sur le personnage central de cet Anime. Un Anime qui a marqué son époque, en précurseur de la longue lignée des comédies familiales. Ce sont plusieurs séries issue du Manga du même nom de Fujio AKATSUKA à qui l’on doit également Osomatsu-san (actuellement remis au goût du jour pour son 80e anniversaire sous le nom de Osomatsu-kun) et Himitsu no Akko chan. Comme Sazae san c’est un Anime décrivant de manière satirique la vie chaotique d’une famille japonaise traditionnelle très atypique mais caricaturant les citadins moyen de l’après-guerre.

Les histoires originales adaptées pour les séries TV sont un tantinet édulcorées, la censure de l’époque (on est début 70!) étant passée par là, la satire y est beaucoup plus sage. La grande différence se situe également dans la mise en scène des personnages dans des décors , car le Manga était axé sur la présence de personnages dans une ambiance quasi déserte, le but recherché étant d’intensifier le comique des personnages. Un peu à la manière des 4 comas et autres comic strip américain (Peanuts,Popeye, Garfield…).

bakabon3Le titre de l’Anime entretien une certaine confusion et semble ne pas correspondre vraiment au nom du personnage principal mais à celui de son père. Mais vous découvrirez que dans cette famille très caricaturale, les personnages sont désignés par le même nom, le père Bakabon papa , la mère Bakabon mama et le fils Bakabon .  Le fils et le père forme un duo antagoniste de personnages principaux mais c’est en fait le père qui ressort nettement comme héros de la série . Mais un héros naïf et idiot tout comme étonnamment brillant par moment.
Le fils ne cessera de remettre son père dans la réalité car ce dernier à une philosophie de la vie bien à lui , mais lequel des deux est vraiment un génie?

Chacun semble se situer au summum de soi même dans l’innovation comme dans la bêtise.

bakannBakabon Papa a même atteint la 9e place  en 2002 dans la liste des meilleurs personnages d’Anime (Tv Asahi). Ce personnage est très japonais, empreint de tradition. Il est un représentant situé entre l’archétype du Bof japonais et un des personnages mythiques du cinéma, puis de la TV, Torasan affublé de son Haramaki (ceinture qui tient chaud au ventre des travailleurs journaliers) et de son Hachimaki (foulard noué au tour de la tête pour éponger la transpiration de l’ouvrier ou de l’artisan).

Tout dans le titre décrit son caractère Tensai= Intelligent,Génie  et Bakabon= idiot  .

On est là dans le genre humour et caricature de la société japonaise. Les pires facettes de la société japonaise: la stupidité quotidienne, c’est Sasae san en plus critique  il y a toujours eu des Anime  adoptant le genre humour indigène  tel que de nos jours Crayon shinchan  (mine de crayon)  ou Chibi Maruko … mais celui-ci a marqué les débuts de ce genre dans l’animation japonaise.

En occident, de même, on a pris l’habitude des versions occidentales : Les Simpsons , South Park … attention seulement dans le genre mais aucune comparaison des personnages appartenant chacun à leur époque et à leur culture. Bien que Homer et Bart me fassent penser très favorablement à Bakabon et Bakabon Papa… Mais c’est un style qui a toujours existé : le duo antagoniste, même n’étant pas de la même famille , ce n’est pas un préalable: Laurel et Hardy furent les premiers . D’ailleurs les couples de comédiens , les Owarai talento (Comiques japonais) vont toujours de pair et perdurent dans ce qui actuellement représente les meilleures audiences de tous les médias  japonais, ceux-là fonctionnant toujours sous la forme de Bokke et Tsukomi,  l’idiot et le correcteur, l’un joue l’idiot et l’autre le corrige. Une forme devenue depuis quelques années un standard (un peu lassant) au japon.

bakabon2Je me souviens des fous rire que l’on pouvait avoir de la vanité et de la bêtise mais en même temps, la chance et la grande naïveté donnait au personnage une aura de réussite et un respect (exagéré) de la part des autres protagonistes. Peut-être cela était-il dû au dialogue surréaliste     du Papa , qu’on qualifia plus tard de philosophique (mais très personnelle).  Comme dans tous les Anime de ce genre il y avait bien sur une morale à chaque événement. Pour un occidental comprendre l’humour satirique japonais fait toujours figure de dimension à la limite de l’inconcevable. La bêtise asiatique comme l’exemple souvent repris de Beat Takeshi (par ailleurs réalisateur de films reconnus mondialement) est une voie impénétrable pour le novice,  vu également en comique dépassé, moyenâgeux, comique de Molière ou comique de Guignol, mais cet humour est beaucoup plus profond et émane étonnamment d’une forme d’opposition qui s’est formée au fil des siècles dans un certain contre-pouvoir à la culture ancestrale et traditionnelle du Japon.

bakaboncmbakabonBakabon est devenu un personnage stéréotype du Japon et reste encore de nos jour une référence qui apparaît de tant à autre au détour d’un produit, d’une pub ou d’un média japonais, bien qu’il ne soit plus diffusé régulièrement à la télé.

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Gundam: G no Reconguista ガンダム Gのレコンギスタ 2014

G no ReconguistaL’univers Gundam, c’est un monument incontournable de l’Anime, mais il  faut bien l’aborder . Un univers c’est bien le cas de le dire, une franchise c’est bien plus une réalité; n’oublions pas que tout cela n’est finalement que du business. Mais pour notre grand plaisir!  Enfin… tout a commencé en 1979 c’est donc presque aussi vieux que l’Oyaji se dises certain! Ben, non; quand sont apparus les gundam, j‘avais déjà viré ma cuti  (??vieille expression du temps ou le BCG était obligatoire et qui signifie avoir passé l’age) – J’explique pour les jeunes

Bon, j’entend par là que j’étais plutôt en pause par rapport aux Anime, encore peu nombreux, d’ailleurs. J’étais focalisé sur amour, fiesta et  un peu BAC . Puis, rappelez vous (ou pas) c’était une époque ou seul la TV véhiculait l’image dans les chaumières, les cassettes vidéo étant encore trop peu en vogue (quant au dvd et autres streaming …?? inconnus au bataillon). De toute façon les premiers pas de Gundam on semblent-t-ils été difficiles. Je l’avais vaguement repéré par ses promos de robots en action, très Otaku pour l’époque (bien que ce mot n’avait pas encore cette connotation particulière), mais franchement j’avais la tête ailleurs. Puis, finalement ayant quitté le Japon par la suite et Gundam n’ayant jamais quitté l’archipel, nous n’étions pas vraiment bons amis. Mais voilà que grâce aux nouvelles technologies je peux depuis quelque temps rattraper mon retard.

gundamDonc, encore un Gundam, mais pas n’importe quel Gundam celui-ci est un spécial anniversaire pour les 35 ans de la franchise. (non, non je ne me sens pas vieux) Le scénario et la réalisation en a été confié au Maître initiateur de la série, le vénéré Tomino Yoshiyuki. On pouvait s’attendre à tout, le Maître ayant mené Gundam au plus haut comme au plus bas. Malheureusement, l’age et l’aliénation autour du Gundam ne font pas bon ménage avec la création et le renouveau, la reconquête sera difficile.

A vrai dire , je ne suis pas un spécialiste de Gundam, plutôt au niveau padawan (pour me mettre en phase avec la prochaine sortie de SW). Pour moi Gundam se limite à de superbes figurines … alors là, oui je me transforme en Otaku! C’est vraiment impressionnant de voir ces centaines de robots de plus en plus sophistiqués. D’ailleur soit dit en passant je vous conseille le petit musée Gundam à Odaiba Tokyo, oui, tout près du Gundam géant , vous y découvrirez une impressionnante collection de très belles figurines!

gundamOn retrouve donc un nouvel univers, avec toujours les mobiles suits et enfin celui que l’on ne nomme pas le G-self (il ressembles comme deux gouttes d’eau à un Gundam , mais on ne le nomme pas; ceci dit, c’est très traditionnel dans les histoires japonaises d’avoir celui qui n’a pas de nom ou celui dont on ne peut prononcer le nom cela entretien le mystère et donne une aura de super pouvoirs! On a aussi exploité cela dans les westerns spaghetti « Mon nom est personne » époque ou Clint Eastwood maniait le revolver dans les productions italiennes.

Le problème entre moi et les Gundam c’est que je n’ai jamais vraiment accroché, soit je suis idiot soit il faut un code pour comprendre! L’histoire débute sans trop de visibilité, il me faudra un peu de temps pour commencer à décrypter quelques détails indiquant le sens à suivre, en l’occurrence à gauche, puis demi-tour ,virage à nonente-six degré puis lâcher tout!
Mais pourquoi une telle confusion? Entretenir le mystère et le questionnement c’est normal pour un scénario de qualité , mais vous laisser dans le flou à un tel point c’est insensé. J’ai l’impression d’une sorte d’autisme ; serait-ce, ce qu’on appelle le Code Gundam? Oui, le code Original du Maitre, même après 35 ans, reste toujours impénétrable!

Comme dans un labyrinthe dans lequel on ne peut faire marche arrière et dans lequelgundam l’obscurité est totale, on avance par obligation plus que par intérêt. Mais ou vas-t-on? Un détail par ci, par là, on mène presque l’enquête afin de comprendre . Mais y a t il un pilote dans le Gundam ? Mais y a t-il quelque chose à comprendre? Et ainsi passent les épisodes . Qui est ami? Qui est ennemi? Et au milieu de tout ça le personnage principal, qui ne semble pas très percutant, tend à ne pas vraiment choisir son camp.

Alors là vous croyez que je vais abandonner, NON, c’est stimulant d’essayer de décrypter et à force de me décarcasser (comme le père Ducros) l’Oyaji se fraie un chemin dans cette jungle de Mecha .

gundamDeux noms de pays, trois noms de Mecha, quatre noms de pilotes à la fois, les dialogues (en japonais) sont toujours aussi difficiles à suivre, surtout que les sujets changent d’un plan à l’autre; non, mais ils le font exprès? (peut-être que les traductions sont plus explicites?)

Au final on comprend (ou tout du moins on croit comprendre) enfin l’histoire, mais le vécu chaotique du visionnage en valait-il la peine? Je n’y crois pas , mais on se le justifie en se disant que l’on ne fait pas partie du club Gundam. Mais serait-ce plutôt un Virus, car miracle je crois que je commence à saisir. Enfin, on peut ne pas être satisfait des moyens mais la fin les justifie … je me suis quand même bien amusé, quoi ? ce n’est pas un jeu?    –Mais si, comptons les ?–

Un slice of life de plus dans la saga Gundam mais d’un intérêt moyen avec beaucoup de frustration, dommage on pouvait s’attendre à mieux de la part du Maître. Non, il ne faut pas réagir ainsi: le message n’est destiné qu’aux initiés!

Note: 10/20 si tu comprends pas.  13/20 si tu t’habitues  si tu es fan de Gundam tu ne notes pas tu ingurgites avec plaisir.

Bah!
Pour ne pas vous dégoûter, je vous rassure certains Gundam passent beaucoup mieux . Quand au dernier (Iron-Blooded Orphans) actuellement en cours de diffusion, il est étonnamment captivant tout en respectant l’ambiance propre à cette série.three gundam

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Beau temps pour l’Anime: NHK UTAGASSEN ANIME KOHAKU 2015 NHKアニメ紅白

kohakuUne fois n’est pas coutume, voici un petit article de fond en relation avec l’Anime et qui plus est avec un petit bout de vidéo dont le lien restera fragile.

(m.a.j du 12/1 Oui et je dirais même … désolé pour les retardataires, c’est tout ce que j’ai pu trouvé, au niveau qualité c’est !!&**#!!

Ainsi, on commence à en prendre vraiment conscience, les temps changent et plus particulièrement pour l’Animation japonaise plus connue sous le nom de ANIME et de son inséparable pendant musical l’ANISONG.

Pour la première fois au cours de l’émission traditionnelle et quasi immuable de la télévision d’état la NHK (Nippon Houso Kyokai) un aparté consacré à l’Anime! Cette émission, j’en ai déjà parlé l’an dernier c’est la KOHAKU UTA GASSEN (KOHAKU en abrégé) une émission musicale diffusée le 31 décembre au soir entre 19:15 et 23:45 depuis 1953 et qui depuis l’avénement de la TV réunie toutes les familles japonaises devant le poste de télévision la veille du Nouvel An (Fête d’une grande importance au Japon) avec une audience de plus de 80% à la belle époque, mais qui n’est plus que de 35% environ ces derniers temps.

NHKLe principe de l’émission est vieux comme le japon et sectaire comme la tradition du samouraï (^^) Deux groupes les blancs et les rouges (comme l’étendard Nippon) s’affrontent par chansons interposées, un Jury de personnalité et le vote du public (autrefois téléphonique maintenant par mobile et TV connectée) les départageant. Mais tout n’est pas rose (blanc+rouge) au pays de Gundam (ou autres héros au choix du lecteur) ces deux groupes sont d’une parité exemplaire (chère à notre nation), les blancs sont une équipe masculine et les rouges une équipe féminine. Je vous laisse à vos manuels de la parfaite histoire du Japon pour envisager l’attribution de ces couleurs respectives…

Les participants sont toujours constitués d’une base d’ancêtres de la variété et de l’Enka (chanson folklorique et traditionnelle japonaise) pour plaire aux spectateurs les plus âgés constituants une large majorité. Rappellez-vous, les plus de vingt ans,  de l’Ortf et de sa cohorte d’apparatchiks ancrés dans le PAF (paysage audiovisuel français) tel le France dans la baie d’Alang. Chaque année, méticuleusement sélectionnés, de plus jeunes artistes ayant fait leur preuve (de moralité) sont invités à rejoindre la Nomenklatura de la chanson japonaise. Après plusieurs participation et souvent suite au ravage du temps les nouveaux prennent les places libres pour l’éternité.

Il a fallu l’essor de la sub culture japonaise, du mouvement Otaku, des groupes, que dis-je des bataillons d’Idoles féminines , bref de la révolte anarchique de la jeunesse japonaise et de la perte notable de popularité, d’audience et surtout de redevance publique (refus de payer – incroyable connaissant la discipline toute japonaise) pour sortir peu à peu la vieille TSF Nippone de sa léthargie conservatrice. Ainsi depuis quelques années et de nombreuses têtes coupées, le changement à pris une tournure exponentielle et peut être bientôt incontrôlable …

L’Anime par le biais de l’Anisong (chanson de série Anime) a déjà fait quelques incursions notamment grâce à Nana Mizuki (qui a dit Moskouri?) consacrée plusieurs fois grâce à sa place de N°1 au classement Oricon (classement inter média toutes catégories). Mais cela restait très confidentiel comparé au plus de 300 Anisong annuelles!

Enfin, pour la première fois un moment certes très court (environ 7 minutes) sera consacré à une petite battle entre deux équipes d’Anime représentés par Maruko de l’Anime Chibi Maruko (équipe féminine rouge) et de Whisper de l’Anime Yokai Watch (équipe masculine blanc) .

Oui, 7 petites minutes pour voir passer en TGV (très grande vitesse) :

-Sailor Moon thème d’ouverture « Moonlight Densetsu, » par AKB48 en Sailor Moon cosplay

-Thème d’ouverture originale de Pokémon « Mezase Pokémon Master, » par Golden Bomber (en cosplay), Hiromi Go et des Pokemon comme Pikachu

-Mobile Suit Gundam thème d’ouverture « Tobe! Gundam, » par TOKIO

-Neon Genesis Evangelion thème d’ouverture « A Cruel Angel’s Thesis, » par Sayuri Ishikawa et miwa

-Chibi Maruko-chan thème de fin « Odoru Ponpokorin, » par E-Girls et Sakurako Ohara

-Yōkai Watch’s premier thème d’ouverture « Geragerapō no Uta, » par les artistes originaux King Cream Soda et Yo-Kai

-Thème d’ouverture « Tetsuwan Atom » (Astro Boy) par tous les autres chanteurs de l’Anime Kōhaku avec le groupe V6 en vedette

Et voici donc cette consécration de l’Anime et de l’Anisong présentée (presque sous le manteau) au sein de la 66e NHK Kohaku Utagassen du 31 décembre 2015. Une trop courte séquence que l’on daigna enfin offrir aux fans de l’Anime:

et pour parfaire ce festival , étaient notamment invités dans la deuxième partie: MISIA  (Iron-Blooded Orphans , Orphans no Namida ), The Love Live! School idol project idol groupe μ’s (Sore wa Bokutachi no Kiseki) …

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Bonne Année! Happy New Year! 謹賀新年 ¡Feliz Año Nuevo!

Ani_NY2016B

Vous souhaitant une Année bien remplie d’Anime…

Je vous retrouve très bientôt.

L’Anime Oyaji.

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Joyeux Noël Merry X’mas メリークリスマス Feliz Navidad

TAAO Noël

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Anniversaire : Un an de bla bla Anime

onebirthHé oui… Un an déjà.

Bon, je vais la jouer César,Oscar et cie : Je remercie tout le monde ! et plus particulièrement moi-même pour ma simplicité et mon efficacité dans l’exercice de cette (contraignante)  fonction annuelle .

Ensuite, une petite liste à la Prévert:

Un objectif de 50 presque atteint soit 47 Anime critiqués

Une petite baisse d’inspiration durant l’été qui a été chaud au propre comme au figuré, ceci expliquant cela

Des remerciements aux nombreux visiteurs du monde entier

Une grande considération aux quelques commentateurs

Un regret pour des commentaires trop peu nombreux

Quelques nuits blanches

et…

6 Tsundere       7 Magical Girls       14 Anime   4 Chibi       135 Itasha       2 Otaku       1 Tanuki

3 Sempai        2132 Manga        3 Yandere       13 Bakemono       147 Anisong      48 AKB

14 Mecha      8 Imouto       105 Shojo       1 Oyaji       267 Shonen       5634 Sushis

26 Seiyu        27 Gaijin        32 Cosplayers      378 Bento      5 Maid Café     9 Esper

1 Kabutomushi      4 Hentai       34 Titan      6 Girls with Gun        1 elgooG     88 Loop

1001 Temples       23 Maido         0 Fautes         1 Bang           1 Dodo        17 Vélos

1000 Followers      1 Hypnose        1 Fille d’Enfer      1 Chat       2 Loveliver

un peu de Fan Service et plein de Moe.

Enfin, pour ce qui est du futur, au vu de la liste de ce que j’ai pu visionner, j’ai de quoi faire. Je continuerais donc au gré de mes humeurs à vous présenter divers Anime qui mérite le détour ou pas.

ET comme disait Tarentino concernant le cinéma  «  Vive les Anime! » (avec l’accent).

Votre humble serviteur,

L’Anime Oyaji

 

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Nisemonogatari 偽物語 2012 (Monogatari S2)

NisemonogatariAlors qu’une nouvelle (et sûrement dernière) saison de la série Monogatari, Owarimonogatari est en cours de diffusion; et en attendant le très attendu Long métrage promis enfin pour janvier 2016 (!?), je continue, imperturbable, la présentation de cet Saga Anime incontournable.

Un début déstabilisant et un générique de ouf ! Je n’ai pas d’autres mots. Connaissant déjà bien toute la franchise Monogatari et l’Anime de la saison 1, je suis encore plus impressionné par le travail effectué sur ce deuxième opus. Toujours rien de comparable aux Anime habituellement diffusés de  manière hebdomadaire ni du point de vue graphique ni du point scénario.
On y retrouve les personnages de la saison 1, Bakemonogatari, devenus peu à peu si familiers que l’on ne peut pas s’empêcher de  s’y attacher. Episodes après épisodes, nous en apprenons encore plus sur ces protagonistes qui finissent par nous charmer définitivement; cette nouvelle série est une suite directe qui s’inscrit dans l’histoire générale. Toujours un graphisme dans le dessin de très grande qualité avec de  superbe jeux de couleurs et de contraste. Mais cette fois, il me semble que le scénario est plus poussé. Le petit supplément d’âme nisemonogatariattendu est là, grâce à des rapports plus développés entre les personnages qui semblent s’être totalement libérés et dévoilent un peu plus d’eux-mêmes, au sens propre comme au figuré! Un peu plus de fan service qu’à l’habitude, c’est bon pour le moral. Le ton est donné, cette saison 2 sera un peu plus axé sur l’humour et l’amour. Avec un effort particulier sur les jeux de mots et jeux de rôle entre le héros et son harem … Joutes verbale et petit jeu d’amour ou cela vas t-il nous mener? Là encore les paroles dont le flot ne s’arrête pas prennent mieux leur sens dans la langue originelle .

nisemonogatariOn atteint le summum dans la création artistique, un enchaînement rapide de plan très graphiques . Chaque scène est un merveilleux tableau. La mise en scène est vraiment beaucoup plus travaillée que dans la série précédente. Les dialogues sont extrêmement bien écrit (en japonais) et s’enchainent toujour du tac au tac. Un énorme travail sur les jeux de mots à la limite de l’intellect. Techniquement, et je dis bien techniquement c’est un des meilleurs anime que j’ai eu l’occasion de voir. Avec un peu de recul, toute la série des Monogatari se hisse à ce niveau mais je soulignerai que Puella Magi Madoka Magica est également un sérieux concurrent. Surement un peu trivial pour les connaisseurs et amateurs de Shaft!

Je suis assez satisfait car le manque de petit supplément de fantaisie (un peu absent dans le premier opus ;) est bien plus présent et donne  une dimension plus lucrative. On est également extrêmement comblé dans le registre du fan service limite ecchi des relations entre le héros et son entourage de jeunes filles.

Les épisodes alternent de petites histoires nisemonogatariaxées surtout sur les relations du héros Araragi avec ses deux soeurs, les Fire Sisters (qui pètent le feu !) Interviennent également la plupart des protagonistes féminins de la saison 1 , le tout ficelé dans une trame qui se définie au fur et à mesure, afin de ne pas révéler toute la mécanique.

Finalement, cet Anime dont la réalisation technique surpasse la saison 1,  a un thème plus abouti créant une dimension  beaucoup plus intime. Mais c’est surtout une bonne histoire autour de la théorie du mensonge et de l’imitation qui nous apparaît si subtilement qu’il faut bien suivre afin de ne pas se laisser berner. Encore une fois chaque détail n’est pas là par hasard. Un Anime à regarder de manière studieuse et peut-être (en) plusieurs fois afin d’en découvrir toutes les facettes.

Nisemono=fake=faux , contrefaçon …

Note: 18/20  Parce qu’il a le mérite d’être presque parfait.

Mais que font-ils à la Villette?Nisemonogatari

 Et là c’est Versailles?Nisomonogatari

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Inari Kon Kon Koi Iroha いなり、こんこん、恋いろは。2014

inari konkonSouvenir bien réel d’un petit voyage virtuel … Kyoto, Japon. été 2014. Grosse chaleur brutale, qui me rappelle un certain été 2006 au … Japon, j’avais bien failli y laisser ma peau, rien que d’y penser je suis pris de vertige… l’age surement. Il me faut en général 7 ans pour oublier un été japonais ! 40°c … En attendant il y a quand même le nouvel an bien plus clément.

Une vrai Surprise avec un grand S. Une séduisante petite série se déroulant à Kyoto, ancienne capitale et ville fétiche des Gaijins. La seule ville japonaise où, dans la rue, on entend fréquemment parler toutes les langues y compris le français et qui plus est la seule ville ou vous rencontrer des amis que vous n’arrivez même pas à croiser en France ! Ville aux mille temples (oui inari konkonj’exagéres), devenue la véritable capitale touristique du Japon, Kyoto est connue pour son Temple Fushimi Inari taisha (伏見稲荷大社), un sanctuaire shintô fondé en 711 et dédié aux divinités de l’agriculture et d’ailleurs élue « lieux le plus visité du Japon » par Trip Advisor (fiabilité?), enfin cela doit être vrai vu la foule, concentrée particulièrement en ce lieu magique. (Beaucoup d’autres lieux tout aussi intéressant sont vide!) Je ne vous ferais pas la visite guidée de Kyoto, vous trouverez mieux, mais je vous recommanderais un passage au musée du train, qui doit d’ailleurs être reconstruit pour 2017. Oui, oui je suis un peu Densha Otaku … tiens je ne vous ai pas encore pondu Rail Wars ? Mais si , mais si…

inari konkonDonc l’Anime … L’histoire met en scène un personnage principal, Inari, une jeune collégienne qui pour s’attirer l’amour d’un garçon, se préoccupe de faire des offrandes aux Dieux, au passage de son parcours entre la maison et l’école. Un jour elle entre en contact avec une de ces Divinités qui lui donnera la possibilité d’exaucer un souhait. Les personnages sont soit humains soit Dieux et leurs interactions n ‘est pas toujours facile car les humains ne voient pas les Dieux. Oui, sauf quelque uns par d’étranges circonstances que je ne vous révélerai pas…

Tout se déroule sur les lieux du Temple, sans la foule, cela doit être parce que c’est le matin tôt, le soir ou la nuit. (bizarre)

inari konkonLe scénario n’est pas épique, ici pas d’histoire ambigue au long cours mais plutôt une gentille ballade poétique et spirituelle, un peu d’inspiration genre Voyage de Chihiro, sinon ce n’est même pas du school life, bien que cela mette en scène une petite collégienne. Tout semble plutôt se dérouler au gré des émotions très spontanées de la jeune fille.

Plutôt qu’un long récit c’est à chaque épisode une nouvelle aventure et c’est tant mieux car cela colle bien au rythme de la série, à chaque jour suffit sa peine! Il existe quand même une trame sous-jaçente qui de temps à autre ménage de petits événements qui donnent à cette série un cadre et un certain volume… fantastique.

Le scénario joue sur la dualité des deux mondes, réels et spirituels. Dans chaque monde les Inari konkonpersonnages ont leurs problèmes et ça ne s’arrange pas lorsque ces deux mondes se mélangent. Heureusement Inari capable de voir ces deux dimensions saura mettre toute sa fraîcheur et sa naïveté au service des autres. Ainsi au bout du compte tous les intervenants finiront par en tirer des leçons qui seront bénéfiques à tous y compris à la jeune héroïne.

Au final, une série qui réserve à chaque épisode des situations et des événements insoupçonnables que je vous laisse découvrir par vous-même. On en fait le plein d’émotions de joie, de tristesse et de souvenirs au travers d’une variété de scènes allant de la romance à la comédie additionnées d’un soupçon d’action.

La série à peine terminée, que ce magnifique voyage dans une dimension inconnue nous manque. Mais quelle situation pourrait à nouveau survenir afin de faire une suite ?  L’occasion peut-être d’entrer dans le vif du sujet et d’aborder un aspect moins poétique … en faisant intervenir (plus sérieusement) quelques méchants démons ou autres ?

InariUne série qui laisse de bons souvenirs et surtout l’envie de visiter ou de retourner dans ce lieu empreint de spiritualité… 15/20

Inari: Temple Fushimi Inari taisha

Kon kon : Onomatopées  (Kitsune wa kon kon, Tanuki wa pon pon … )

Koi Iroha: ABC de l’Amour

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Yowamushi Pedal S1+S2 弱虫ペダル 2013 〜 2015

yowamushi_pedalAlors que le Tour de France vient de se terminer … enfin ça fait déjà un petit moment. J’ai vraiment pas vu le temps passer … ben oui.

Un Anime sur le sport, encore. Mais sur le vélo de route, inhabituel, diriez-vous, pour un Anime. Inhabituel,  pour le Japon … mais sachez que le vélo à une part importante dans la vie des japonais. Il sert principalement de moyen de locomotion pour les commuters (salariés allant au boulot, métro, dodo) se rendant à la gare et pour les femmes au foyer (d’ou le terme de mamacharin maman+charinko (vélo en terme populaire)), mais également pour les employés de bureau et les animecommerçants qui s’en servent pour de petits déplacements locaux ou des livraisons. On voit, (beaucoup moins de nos jours, au profit des mobylettes) livreurs de journaux, de nouilles, bentô et sushi diverses sillonner les rues du Japon effectuant chacun des numéros d’équilibristes propre à leur produits.

jitensha haitatsu sobaIl est vrai que c’est le cas surtout dans les grandes villes ou la circulation est telle que le vélo est plus pratique. Mais notez que de nombreux japonais n’ont pas le permis auto, très cher et difficile à passer et qui plus est encore plus d’avoir une voiture (il faut une place de parking enregistrée pour obtenir une carte grise!).  D’autant plus que l’on roule sur les trottoirs. Oui contrairement à chez nous la route est dans la majorité des cas, en ville, réservée aux véhicules à keirin japonessence. Ceci dit parlons du vélo en tant que sport, il est aussi très populaire notamment dans le sport de paris (Keirin) où des candidats tel nos chevaux du PMU prennent part, à longueur de journées, à des courses rémunérées. Un gros business de plusieurs trillions de yens … oui trillions : 10 puissance 18 pour les matheux!

Le Touring est également assez populaire, les randonnées pour visiter le japon sont appréciées des touristes. Je me souviens avoir fait ce genre de voyage sur le siège enfant d’un vélo. Je me demandais d’ailleur pourquoi je n’avais pas le droit à un vélo moi! Trop dangereux ! réponse classique dans les années 70.

Quand aux courses du genre Tour de France, il y a le le Tour du Japon mais aussi de nombreuses compétitions amateurs comme professionnelles et on note de plus en plus de coureurs japonais dans des équipes mondiales, malheureusement ce n’est pas une catégorie dans laquelle ils excellent. Les japonais restent plus fort dans les épreuves sur stade et enfin n’oublions pas que l’une des deux marques de niveau professionnel de matériel de vélo est japonaise (Shimano).

Voilà donc une longue introduction genre rubrique voyage de journal sportif; il est temps que je parle de l’Anime.

Ce qu’il y a de facile avec ce genre d’Anime, compétition et sport : C’est que la trame est déjà toute établie à condition de rester dans le schéma classique, bien sûr. Le scénario de la route vers la victoire. Et justement, Yowamushi Pedal ne vas pas déroger à la règle et même la respecter à un point tel que l’on n’avait pas vu depuis longtemps. Simple is best dit on , hé bien le scénario classique de l’évolution vers la victoire sied bien à ce sport peu connu des japonais (oui, malgré ma longue explication introductive). Et ce malgré le Tour de France diffusé désormais au Japon, seule une petite poignée de japonais savent de quoi il s’agit. Donc, une nouveauté bien traitée ne pouvait que faire un succès, l’ignorance créant l’intérêt.   (ou la peur...qui a dit ça!??!)

yowamushi_pedalOn vas donc suivre Sakamichi, (à noter les noms évocateurs des personnages, ici « rue en pente« ) un jeune lycéen très Otaku (code/school life) en première année et qui rêve de se faire des amis au sein du club d’amateur d’Anime du lycée, mais ça ne se passera pas vraiment comme il l’imagine…

Il se trouve que celui-ci a un don ou plutôt une certaine facilité due à sa vie à se déplacer sur son vélo de base (mama-charin) se rendant à Akihabara (grand quartier Otaku de Tokyo) presque tous les jours. Ainsi il se fera remarquer pour intégrer le club de vélo du lycée et devenir sûrement un grand champion mais au travers de nombreux tourments.

Donc l’intrigue semble toute tracée pour ce garçon: apprentissage / progrès / victoire / remise en cause / amour / surpassement …. Victoire. Ce genre de scénario très classique dans les Anime sportif me rappelle, par son côté « Meca » un peu Initial D, une référence pour les Hashiriya (street racer) mais ici nous avons à faire à une équipe et non pas à un pilote solitaire. Ce qui permet par le nombre de protagonistes de varier les situations et de yowamushi pedalprésenter un à un les personnages intervenants (certain pour le moins déjantés) avec leur histoire et leur passé, par de nombreux petit flash-back au cours de l’histoire et des courses, nous expliquant le parcours de chacun. (d’où ces 62 épisodes répartis sur 2 saisons) .

On a donc là des éléments qui contribuent à un scénario efficace et par dessus quelques détails ont été greffés, tel les allusions au monde otaku, un peu de comédie, de l’amitié et une romance sous jacente….

Mise à part le début et la mise en situation du héros principal, c’est un Anime basé principalement sur la course de vélo, l’entraînement et la compétition, sans action incohérente ni événement invraisemblable, purement sportif. Un reflet assez réaliste de la course cycliste, on y apprend ou on y a confirmation des tactiques de course en équipes ainsi que des explications techniques amenant les infos à la compréhension de ce sport. Il y a bien sur ce côté jitensha Otaku (otaku de vélo) mais on ne tombe jamais dans un schéma extrême et l’Anime reste toujours sportif, positif, immersif et festif. D’ailleurs yowamushi pedalchaque épisode se conclu de petits sketch comportant quelques infos complémentaires et autres drôleries .  (afin de compenser le côté technico-sportif?)

Un scénario classique mais très bien organisé avec un rythme suffisamment régulier afin de nous tenir en alerte sans nous saouler avec la compétition. Les 62 épisodes passent tout seul pour le peu que l’on ne soit pas anti-sport, anti-vélo, anti-quoiencore. On peut regretter que dans ce monde d’hommes il n’y ait peu de place pour un peu plus de romance, quant au fan service, pas de ecchi mais les prouesses techniques et sportives de chacun des protagonistes exacerbée et exagérées vous en donne plein la vue.

En tout point parfait dans son genre mériterait une très bonne note de classement mais considérant l’ensemble des Anime le jugement s’étend aussi à un grand nombre d’autres critères qui ne sont et qui ne peuvent d’ailleurs être présent et même qui s’ils l’étaient, serait au détriment du résultat,  je lui donnerais un 16/20 .

Bon ceci dit , je m’en vais chez le vélociste du coin voir les vélos de courses j’ai une soudaine envie de …..pédaler !!

Quelle belle prouesse de pouvoir faire tenir deux saisons complètes sur une épreuve de course cycliste. Mais la naieveté du personnage d’Onoda en accord avec le début yowamushi_pedalcommence a être pesante vers la fin, avec l’expérience acquise il serait temps qu’il arrête de faire l’idiot ou alors serait-il vraiment redevenu ce personnage énervant ?

à vous de voir … Otaku un jour Otaku toujours…

Bonne route!

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El Cazador de la Bruja エル・カザド 2007

el cazador de la brujaUne ambiance, un récit, du suspense … la troisième et dernière des séries de la trilogie des « Girls with gun« du studio Bee Train. Peut-être le plus abouti des trois, contrairement à de nombreux commentaires et ce malgré un rythme très lent, qui après quelques temps de réflexion semble se justifier en partie pour les besoins de l’ambiance quasi mystique .
Il me semble que les producteurs aient finalement réuni en une série ce qui les démangeaient depuis le début. Un personnage féminin fort par ses armes mais en même temps faible et tenace et le fil du temps qui se déroule au gré des événements à la poursuite d’un but indéfini à la recherche de soi-même.

Une superbe Op de Savage Genius « Hikari no Yukue » et en ED « romanesque » de FictionJunction YUUKA dans une bande son toujours orchestré par Yuki Kajiura.  Il faut el cazador de la brujasouligner, conforme aux réalisations précédentes, la remarquable illustration sonore mélangeant cette fois ci des musiques à l’ambiance sud américaine, flûte de pan et autres mélodies tropicales. On dit souvent que l’OST peut faire tout un film, ici on comprend tout le sens de ces propos. On ressent ici particulièrement toute la dimension de la musique dans de nombreuses scènes dénuées d’éléments perturbants.

Au niveau du dessin on y retrouve bizarrement des traits à mi-chemin entre les deux premiers opus, avec toujours un sens allant vers le naturel. Les personnages principaux sont pour certain très bien illustrés ce qui leur donne, en accord avec une mise en scène les mettant en avant, encore plus de caractère. A souligner de superbes décors naturels de l’Amérique du Sud.

Toujours le même schéma d’épisodes entrecoupés de petite actions .
La série se déroule quelque part en Amérique du sud, c’est d’ailleurs l’ambiance que l’on nous impose par bien des détails … dans les décors, jeep, tacos …
On note que c’est toujours dans le style de la production de situer leur série dans des lieux autres qu’au Japon.

Ainsi connaissant le style des créateurs on pouvait aussi s’attendre à un scénario bien travaillé nous mettant dés le départ dans l’action. Tout faux. Plusieurs épisodes désespérant de lenteur et de questionnement. Toute la série sera menée sur un rythme calme et posé que l’on pourrait qualifier de lent (je suis gentil) , mais qui en fait , et cela on s’en rendras compte bien après avoir terminé la série, correspond (à mon avis) à une ambiance recherchée par les créateurs.

Rythme que l’on retrouvera aussi dans Phantom Requiem du même studio , mais qui ici est beaucoup plus nonchalant et semble un peu décalé par rapport à l’ambiance attendue d’ El Cazador . Malgré mes connaissances d’espagnol  j’ai du replonger dans le dico, le titre semble signifier Le Chasseur de la Sorcière (et non pas Le Chasseur de Sorcière dixit diverses sources). OK d’accord , j’ai toujours rien compris où est le chasseur , où est la sorcière ? Je finis quand même par avoir ma petite idée mais que de temps perdu! On se dit à la fin que 26 épisodes, c’était un peu trop ambitieux . Y avait-il besoin de faire durer le plaisir au risque d’ennuyer totalement le spectateur pendant toute une partie de la série? NON 14 épisodes auraient sûrement donnés un rythme plus propice au succès de cette série.

D’ailleurs à vrai dire , je me suis arrêté au bout de 4 épisodes . Ennui. Puis j’ai finalement pris mon courage à deux mains 6 mois plus tard pour terminer . J’ai bien fait. OUI!  je vous le dis j’ai apprécié le temps qui passe et qui permet de cerner un peu plus les personnages. Mais il fallait, au niveau du rythme, faire table rase des deux précédents opus. (qui n’étaient déjà pas des modèles d’action à bout de souffle).

el cazador de la brujaAinsi vont les épisodes, on suit Nadie et sa protégée Ellis, poursuivi par diverses entités mystérieuses, à la recherche d’un lieux inconnu à travers leur périple. De rencontre en rencontre, on découvre peu à peu la personnalité des personnages principaux sans pour autant en apprendre plus sur l’histoire ni savoir ou nous mène le scénario.

Toujours le couple de filles, thème yuri récurent de la trilogie, on y ressent malgré tout un peu moins les relations amoureuses sous-entendues. Pour une fois les nanas ne sont pas des tueuses pro mais ont la qualité de Chasseur de prime pour l’une d’elle Nadie, ce qui est bien pratique pour créer des situations et des actions violentes, une justification qui n’est pas sans nous rappeler Cowboy Bebop. Quand à l’autre Ellis, amnésique (encore! oui c’est bien pratique aussi)  semble doté de pouvoirs psychiques.

el cazador de la brujaLes caractères des personnages sont très approfondis, ne se limitant pas aux seul deux protagonistes principaux. On a ainsi une panoplie de divers personnages tourmentés de leurs problèmes, interagissant de manière mystérieuse et dont on découvre la complexité au rythme des épisodes.

Le style adopté pour Nadie reflète parfaitement les deux facettes sexy  et classe, forte extérieurement et faible intérieurement qui caractérise les « girls with gun » de Bee Train. Sous son poncho elle cache un quasi bikini et chaussée de bottes de cowboy elle ne semble pas se rendre compte de son sex appeal et de ses attraits, partagée entre son implacable professionnalisme et sa naïveté de shojo.
Nadie, la ballerine: On peut se repasser sans cesse les scènes d’actions proche de l’acrobatie ou Nadie exécute ses adversaires dans des pauses spectaculaires.
Certes les deux premiers opus nous offraient déjà cela mais ici on a l’impression de plus de classe, plus de féminité … là ou Mireille et Kiriko était d’un sang froid purement professionnel et Madlax quasi robotisée …

Mais quand est ce que ça commence?
La route se poursuit ainsi jusqu’à mi-série pour enfin prendre quelques couleurs intéressantes. L’action se met alors en route , toujours sur un faux rythme, on passe d’un thème de thriller au fantastique. Hum, hum est ce que ça commence? Oui et ça ne va pas s’arreter . Le rythme reste languissant mais l’histoire avance alors à grand pas sans pour autant nous brusquer.
Chi va piano va sano e va lontano.

Toujours de belle mise en scène avec de long pano lent , on se croirait dans les macaroni western des années Eastwood.
el cazador de la brujaFinalement après des débuts laborieux on retrouve le style propre et mature, caractéristique des créateurs. Ne cherchez pas d’intrigue compliquée et de scénario ambigu l’action est linéaire , les distorsions se situant cette fois ci au sein de personnages à la recherche de leur identité.

Je pense qu’il faut prendre cela comme un road movie accompagnée d’une excellente bande son , genre Thelma et Louise , Alors on peut considérer cette série, à quelques erreurs de réalisation près, comme toujours située un peu hors du commun dans le petit monde de l’Anime.

el cazador de la brujaEncore une fois on a l’apparition d’une ribambelle de matos que vous pouvez consulter sur la base de données des Anime Firearms. Mais je ne vous parlerais que de l’héroine principale Nadie, elle est équipée d’un Colt 1911 calibre 45 (11.43mm) . Un grand classique très maniable et d’une fiabilité sans faille qui continue, dans des versions plus évoluée à équiper l’armée us. (oui, vous avez deviné c’est mon préféré! de vrai sensations que l’on a pas avec un 9mm moderne).

Pour ma part je suis partagé. Il est vrai qu’après avoir un peu souffert d’ennui, on finit par trouver des justifications . Donc honnêtement il y a une ambiance, une dimension , qu’on retrouve d’ailleur dans les réalisations de ce studio et qui méritent d’être reconnues.
el cazdor de la brujaD’un point de vue cinématographique, cet Anime a toutes les qualités d’un film d’auteur avec ses caprices et ses traits de génie. L’histoire, pour moi, tient toujours une place importante dans l’appréciation d’une série, mais également les personnages et ici je n’ai pas été déçu par ceux ci vraiment très complets et émouvant pour certains.

Alors comparé au deux autres ? différent bien sur, mais peut-être le plus touchant et un tantinet au dessus, la maturité sûrement. Certes, je n’ai pas pris un bon départ, j’ai pensé aborder cette série comme les deux précédent opus, ce fut un tort. Chaque série à sa propre vie. Au fond ce fut un bon moment, mais un moment qui se mérite alors que demander de plus ?  Note: 16/20.

『愛情にはひとつの法則しかない,それは愛する人を幸福にすることだ』
Il n’y a qu’une loi en sentiment, c’est de faire le bonheur de ceux qu’on aime.   Stendhal
(épisode 14: Maple Leaf)

Trois opus dans lesquels les auteurs ont voulu inculquer à leur 3+1 personnages principaux une différence de caractère retraçant au travers des 3 séries les différentes facettes d’une « fille avec flingue ».

Ainsi je me permettrais une analyse un peu pompeuse: Pour les amateurs de vins, je comparerais cette trilogie à une dégustation verticale d’un grand cru appelé « Girl with Gun » ou chaque année a dans la continuité d’un terroir des caractéristiques à nul autre pareil.

Santé!

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Rail Wars レールウォーズ 2014

railwTitre évocateur, générique explicite: ce sera une série pour Train Otaku (tetsudou otaku) et on peut envisager de l’action parce que ce sera la guerre!

Les génériques de début et de fin sont inventifs, soignés et graphiquement bien travaillés sur des musiques bien entrainantes en Op (Zaq) et Ed (Minori Chihara) , deux chanteuses déjà bien connue de l’Anisong.

Presque à la croisée du genre Mecha par le côté locomotive  et du Military par l’uniforme des employés ferroviaires et le style quasi militaire de ce milieu issu de la fierté du Japon d’avant-guerre, mais privatisé depuis en une multitude de sociétés, cet anime nous offre de l’action dés les premiers épisodes. Action et comédie , on sent tout de suite une trame se déroulant sous le registre du divertissement.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’immense réseau ferroviaire japonais ce sera l’occasion de découvrir les trains et les gares. Pour les autres ce sera de la nostalgie ou bien l’occasion de voir l’exactitude avec laquelle est décrit cet univers ou se croisent quotidiennement l’essentiel de la population japonaise dans leur déplacement privé et professionnel.

La série met en scène une équipe de personnages de stagiaires faisant partie de la sécurité des chemin de fer . On retrouve, le héros masculin et différents protagonistes, surtout féminins au divers caractères habituels de l’Anime dont une jeune tsundere de service. Et bien sur qui dit otaku, dit aussi fan service . Je parle là de celui qui est notoirement associé au terme: le ecchi ! Et voilà il y en a pour tous les goûts des train et du ecchi !

Malgré ce que suggérait le titre l’action semble plutôt passer en second plan et l’histoiretrain semble hésiter entre harem et documentaire sur les trains mené par un vrai otaku, le héros de la série . En fait il s’agit bien d’un gros divertissement utilisant les codes habituels de l’Anime sur fond de documentaire ferroviaire.

Une petite aventure assez sympa et un côté découverte de cet univers du train japonais qui n’est pas sans me déplaire, (je fus un  amateur de trains miniatures … oui, oui un otaku) et qui plus est, le fan service du personnel féminin est sans reproche et de qualité rivalisant avec les meilleurs.

En parlant de protagonistes, nous avons un groupe aux caractères imprégnés des Anime classiques habituels, mais au niveau de leur sentiments pas d’hésitation sentimentale. Pour une fois la gent féminine, le montre bien,  elles ont une nette préférence pour le héros et même un peu de jalousie et de rivalité entre elles. Des genres de situation qui ne sont pas sans rappeler certaine rivalités inavouées de Nisekoi. Il semble donc que là se trouve le véritable thème de cette série: Harem et joyeuse rivalité. Un parti pris comme un autre , l’auteur avait le choix entre action et comédie amoureuse sur fond de trains. On suppose alors que certainement le mot « wars » du titre signifie une guerre de sentiments. railwarsLe hic se situe comme souvent au niveau du héros, qui ici est un vrai Train Otaku, un peu beaucoup dans sa bulle et semble ignorer l’intérêt grandissant que lui porte ses collègues féminins. Stratagème permettant de créer des situations embarrassantes . On prend un réel plaisir à observer un groupe de personnages qui fonctionne bien grâce (ou à cause) de son statut d’otaku lui permettant de justifier ici son état hérmétique aux appels … des coeurs.

Au final, une gentille petite comédie légèrement fan servicée qui procure un bon divertissement, toutefois assez classique. J’aurais espéré une deuxième partie de saison avec un peu plus d’action  comme c’est quelquefois le cas sur 12 épisodes mais non… je dois constater que le thème est bien « train et amours » pourtant le titre et le début de la série était évocateur de plus d’action ! Espérons éventuellement une 2e saison car on a là une bonne équipe d’amis et même de harem avec juste ce qu’il faut de rivalité et de différence de caractère pour créer des situations prometteuses au niveau du scénario pour le peu que l’on passe la deuxième vitesse.

Mérite un bon 14/20 .

Attention au départ!  triiit… (bruit de sifflet)

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Madlax マドラックス 2004

madlaxAprès Noir (2001) voici la deuxième série de la trilogie des « girls with gun » du studio Bee Train.

On entre sans tarder dans l’action, cette fois-ci on n’est plus dans le roman noir mais plutôt dans le thème militaire, zone de combat , infiltration genre Forsyth, Ludlum ou Clancy. Le premier épisode laisse à penser que le rythme sera plus soutenu que dans Noir. Mais on le découvrira très vite, le schéma narratif général en est très proche sans pour autant donner au spectateur l’impression de déjà vu.

Comme dans le précédent opus, on note tout de suite la grande qualité de la bande son mélangeant les genres qui s’intégrent parfaitement au rythme de chaque plan, nous mettant en totale immersion dans les images. Ainsi que les Op et Ed confiés à Fiction Junction Yuka toujours sous la direction musicale de Yuri Kajiura. La photographie suit également cette qualité en se plaçant sous le signe du long métrage , les nombreux plans de caméra s’enchainant les uns après les autres, avec de nombreux mouvements panoramique ou de zoom . L’aspect est celui d’un travail très sérieux et très préparé. Peut être un peu trop maniaque des pano , mais ça nous change des Anime aux images immobiles.

madlaxLe travail de l’illustration est de qualité, le graphisme est assez classique du genre adulte, destiné à représenter sans fioriture l’essentiel , le principal devant être l’intrigue. Le chara design reste dans le style de Noir, mais on note la présence de beaucoup plus de personnages clés avec des caractères beaucoup plus définis et variés. On note également la présence cette fois-ci de quelques hommes, mais la principale caractéristique qui déjà dans Noir se faisait sentir, c’est que l’on a à faire à des personnages originaux qui ne semblent pas sortir directement du stock clé en main des séries Anime. Personnellement, je n’ai pas trop aimé l’aspect visuel des personnages qui en comparaison de l’ensemble des Anime ne sont pas très attirant … des visages d’ombre et d’angles.

Le personnage principal Madlax est une fille, mercenaire ou plutôt tueuse à gages , par analogie avec Noir puisqu’elles doivent porter des armes à feux!  Elle a, elle aussi oublié son passé (comme kirika dans Noir) ce qui amène un élément supplémentaire dans la construction de l’intrigue. On sent toute la fragilité du personnage, perdue entre son passé et son talent pour son travail qu’elle aime à exécuter sans scrupule. L’autre personnage important est Margaret, une jeune fille trouble qui a également oublié son passé et dont on découvre une mystérieuse connection avec Madlax. Madlax VanessaMais cette fois ci, ces deux là ne constitue pas un duo, elles évoluent en parallèle. Les autres personnages féminins sont des jeunes femmes aux multiples facettes et au caractère très différents les unes des autres: fragiles, têtue, disciplinées, loyales … Malgré la présence de quelques personnages masculins, on ressent de fort sentiments entre certaines protagonistes au point que cet Anime aurait été qualifié de Yuri.

madlaxCette fois ci tous les intervenants ont un rôle marquant à chaque palier de l’histoire. Malgré la présence assez limitée de certains (mort subite) on a quand même le sentiment de l’importance de leur présence .

Au niveau armement on a droit à toute la panoplie du pistolet au fusil sniper, qui s’illustrent dans de superbes scènes de combat et de tirs orchestrées à leur summum et digne des meilleurs films et cascades d’Hollywood … (au fait un excellent wiki nous informe sur les armes dans les Anime … http://www.imfdb.org/wiki/Madlax).

La série se déroule dans un pays ou la guerre civile fait rage, Gazth-Sonika, inspiré dont on ne sait où. Parallèlement une grande partie de l’action se déroule également dans un pays voisin appelé Nafrece (anagramme de France) dont vous reconnaîtrez de nombreux paysages sans équivoque.

Lmadlax’action se met donc en place sans attendre, des personnages sont présentés sobrement, les décors plantés, le mystère s’instillant délicatement. On ne sait pas encore ou va nous mener cette série, mais des éléments clés sont lâchés ça et là afin de nous appâter. Les événements ne manquent pas, ni les personnages (dont on ne connaît pas encore vraiment le rôle), on ne s’y perd pas encore mais on attend le lien entre tous ces éléments. Si l’on est un habitué de la maison (Noir) on connaît un peu la méthode avec laquelle l’intrigue est menée, il faudra sûrement être patient.

La grande similitude avec Noir, c’est la gestion de l’espace temps. Encore une fois on a droit à un rythme nonchalant, une trame continue dont les indices sont révélés au compte goutte et des événements épisodiques. Contrairement à Noir il me semble que l’on a fait un progrès dans le contenu des épisodes qui s’interressent plus à expliquer des événements passés ou nous fournir plus d’informations clés sur les personnages que de nous montrer la vie quotidienne.

On ressent donc une trame beaucoup plus maîtrisée faisant intervenir tout une mécanique scénaristique. N’exagérons pas quand même, la réalisation est loin d’être au niveau des meilleurs, qui plus est on se sent un peu proche du naufrage lorsque l’on réalise la tournure que prend l’histoire. En effet on avait droit dans Noir à du mystique historico ésotérique, ici on commence à l’aborder et soudain on va encore plus loin pour atteindre le fantastique. Cet aspect n’est pas gênant en soi puisque l’un des code de l’Anime est cette possibilité de faire intervenir Science fiction, Magie et fantastique. Mais la transition n’est pas du tout maîtrisée et l’on part dans les métaphores typiquement japonaises qui nous laissent dans l’interrogation ou la  libre d’interprétation (qui semble d’après ce que j’ai lu, plutôt être le parti pris des créateurs).

Le scénario alterne donc ces périodes d’action et de calme et on découvre peu à peu les différents personnages qui commencent à interagir de manière douce ou violente , faisant avancer le scénario vers un climax attendu. Comme on pouvait s’y attendre l’action s’emballe sur les derniers épisodes . Des révélation et indices se lient, le dénouement pointe son nez. Mais on est encore loin de la fin et de rebondissements en rebondissements il reste encore quelques obstacles à franchir avant de connaître une fin aux aboutissements dramatiques et surprenants.

madlaxUne bonne série avec beaucoup de volontés à la recherche de qualité malheureusement le rythme un tantinet lent ne permet pas de concrétiser totalement ses ambitions et le côté fantastique me semble sous exploité. J’en garde quand même le sentiment que l’intérêt résidait surtout dans la mise en scène des personnages et de leurs sentiments plutôt que dans le déroulement de l’histoire, bien que ceci justifie cela (je ne peux en dire plus). Note: 16/20 pour la série, les personnages à eux seuls valent bien plus.

J’ai tendance à voir cette trilogie comme une sorte de triptyque, trois points de vue sur les « Filles avec Flingues », dont le panneau central serait « Noir » et les deux latéraux « Madlax » et « El Cazador de la Bruja », le troisième opus dont je vous parlerai bientôt.

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